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Romain Migus et Jean Ortiz

Photos aléatoires Festival 2016

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Maurice Lemoine


Maurice Lemoine par culturamerica
François Lenglet, ou la corruption du débat
Écrit par Maurice Lemoine   
30-05-2016
Incident, ce 26 mai 2016, sur le plateau du magazine « Des paroles et des actes », animé par David Pujadas, avec comme invité Jean-Luc Mélenchon, sur France 2. Entendant démontrer au candidat présidentiel de « La France insoumise » que tous ceux qu’il a « pris en exemple » ont échoué, le « spécialiste économique » François Lenglet évoque, entre autres, le président bolivien Evo Morales qu’il traite publiquement de « corrompu ». S’entendant répondre «  Tenez vos mots M. Lenglet, vous êtes sans doute plus corrompu que ne le sera jamais M. Morales, pesez vos mots ! », l’éditocrate vedette enfonce le clou : «  La petite amie de M. Morales, qui est la mère de son fils, a bénéficié de 500 millions de dollars de commandes publiques. Alors, allez m’expliquer que tout ça est normal…  »
Ce qui n’est sans doute pas « normal », c’est qu’on puisse, devant 2 471 000 téléspectateurs (11,5% de part d’audience), « corrompre » à ce point le débat public et l’information, sans qu’aucun média, le lendemain, plutôt que de gloser sur l’« agressivité » de Mélenchon, ne dénonce l’imposteur Lenglet.

C’est l’ancien chef des services de renseignement boliviens (1989-1993) Carlos Valverde, reconverti en « journaliste », qui a lancé l’« affaire » à la veille d’un référendum qu’il s’agissait de faire perdre au président Morales : ce dernier ayant eu une liaison amoureuse avec une jeune femme, Gabriela Zapata, entre 2005 et 2007, et celle-ci occupant un poste de cadre de haut niveau (à partir de février 2015, huit ans plus tard) au sein de China CAMC Engineering, une firme bénéficiaire d’importants contrats avec l’Etat, il y aurait eu « trafic d’influence » pour favoriser cette entreprise chinoise – ce qui, après examen des faits, se révélera totalement faux [1]. Pour ajouter à la beauté de la « telenovela » et à la connivence entre « les amants », le même Valverde révélait, certificat de naissance à l’appui, qu’Evo Morales et Gabriela Zapata avaient eu ensemble un bébé, décédé immédiatement après sa naissance et que le président, de ce fait, n’avait jamais vu. Cette sombre histoire « d’amour secret » et surtout de « corruption » ternit très sérieusement l’image du chef de l’Etat et, entre autres raisons, lui fit perdre le référendum du 21 février 2016 [2].

Dernière mise à jour : ( 30-05-2016 )
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Avis de décès : la « bonne gauche » latino-américaine n’est plus
Écrit par Jean Ortiz   
20-04-2016

Dilma et Lula rejoignent médiatiquement « l’autre gauche », la mauvaise, celle qu’il faut éliminer ; si possible « institutionnellement », « légalement ».

Souvenons-nous... il n’ y pas si longtemps encore les médias occidentaux, fidèles chiens de garde, fidèles bergers allemands, nous présentaient Lula et Dilma comme la « bonne gauche », la gauche « modérée », « réaliste », « réformiste », « raisonnable », « pragmatique », afin de l’opposer à l’autre (Chavez, Maduro, Castro, Evo Morales ; Correa ) la gauche « totalitaire », « extrémiste », « dogmatique », « ringarde », « irresponsable ». Nous avions écrit que la ficelle avait la grosseur d’un câble de ligne à haute tension... Et voilà-t-il qu’aujourd’hui, pour justifier le coup d’Etat de la droite, camouflé en intervention de « salut public », Dilma et Lula rejoignent médiatiquement « l’autre gauche », la mauvaise, celle qu’il faut éliminer ; si possible « institutionnellement », « légalement ». Un « soft impérialisme » en quelque sorte, qui ne trompe que les naïfs... et ils sont nombreux à gober TF1, Libé, France 2, Le Monde, El Pais...

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Le gentil Obama et le coup d’Etat en marche au Brésil
Écrit par Jean Ortiz   
01-04-2016

"L’opération médiatico-judiciaire afin de destituer la présidente constitue un véritable coup d’Etat amerloc, « soft », « institutionnel », du dernier cri : la nouvelle stratégie « new look » des Etats-Unis."

Au moment même où il soufflait le chaud (ou plutôt le tiédas) à La Havane, où il tenait une conférence de presse d’ingérence « démocratique » et amicale, Obama la « colombe » prolongeait d’un an la validité du décret déclarant le Venezuela « comme une menace » et une « situation d’urgence » pour les faibles Etats-Unis (en espagnol « faible » se traduit « débil »). Les troupes chavistes s’apprêteraient à envahir le Texas pour le rendre au Mexique. Caramba !! Le « comandante en jefe » retraité, en vieux sage, après la visite « historique » parce que, entre autre, sans levée du blocus, a remis la colombe Obama à sa place. Fidel Castro a écrit un texte historique dans lequel il affirme que Cuba n’a besoin d’aucun cadeau des Etats-Unis et qu’elle a de la dignité à revendre. Carambar !!

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